Cire d'été

elle se dit mieux vaut lâcher la proie, mieux vaut la lâcher l'oublier la transformer la niquer l'oblitérer l'ensevelir elle se dit ma main se desserre sur l'étau ça vous a frôlé de près ce machin là, elle se dit encore.
elle se parle tout bas, elle ne parle qu'à elle, n'a pas besoin du son de sa voix, elle se parle ça dure des heures.
elle oublie la main sur l'étau elle oublie son bras sur l'épaule le cou, tout ce qui se contractait pour ne pas lâcher elle oublie elle oublie un peu elle oublie encore, se ramollit jusqu'à fondre et devenir la petite flaque inconsciente dans laquelle tu marcheras