Porto Feraillo - Elba - 29 mai

Le matin éclatant d'un printemps qui arriverait presque. La mer intérieure se calme. Les yeux rivés sur un point fixe, un horizon en moi qui s'étendrait comme un fil lointain, séparant les cieux de la terre, je chasse les nuages dans un souffle. A chaque expiration l'ancrage se fait plus profond. Je reviens à moi pour ne pas perdre l'équilibre sur le pont chancelant du navire.
L'équilibre du monde en moi pour ne pas tomber.